La « pollution visuelle » des tags : notre demande au Maire de Grenoble

lettre du 30 avril 2022 et réponse du 9 juin 2022 

Une réponse nous est parvenue de M. Alan Confesson, adjoint au Maire.

CLIQUER ICI pour en prendre connaissance.


Ci-dessous la reproduction de notre lettre avec les deux photographies qui l'illustrent.

Le journal Place Gre'net s'en est fait l'écho.


Des deux côtés des berges de l'Isère

Monsieur le Maire de Grenoble,

Vous avez, dès le début de votre premier mandat, supprimé des panneaux publicitaires pour « libérer l’espace public grenoblois » de la « pollution visuelle ». Notre Union de Quartier avait exprimé son approbation lors de la toute première réunion publique tenue avec vous.

Vous avez tout récemment remis la « pollution visuelle » à l’ordre du jour en faisant enlever des panneaux publicitaires encore présents dans l’espace privé, ce dont nous vous remercions.

Cependant, nous attirons votre attention sur le fait que Grenoble souffre d’une autre « pollution visuelle », infiniment plus invasive et agressive. C’est celle des tags, qui brouillent et parasitent le regard sur notre ville, qui en enlaidissent le visage, qui sont là depuis des années pour un très grand nombre d’entre eux.

Selon un fin connaisseur du milieu, interviewé dans le Dauphiné Libéré du 15 août 2021, « Grenoble est un bon terrain de jeu : « Comme il y en a partout, tout le monde se permet d’en faire », confirmant ainsi l’adage qui veut que les tags attirent les tags ».

Tous les quartiers sont atteints. Le nôtre ne fait pas exception, bien que selon M. Namur le centre-ville soit en « zone zéro tag ».

Nous avons, il y a deux mois, remis en mains propres à M. Confesson un album montrant 114 des tags de notre quartier. Combien ont depuis été effacés ?

Alors que nos rues étaient presque vides pendant le deuxième confinement, nous avions proposé que cette période particulière soit aussi l’occasion d’une action positive et utile, celle d’effacer les tags. Cela ne s’est pas fait.

Vous étiez présent à nos réunions publiques de 2016 et de 2017, où notre Union de Quartier avait proposé un plan fresques apaisantes au centre-ville, afin que des peintures réalisées selon une charte de qualité remplacent les tags qui souillent les rideaux de fer. C’est resté lettre morte.

Monsieur le Maire de Grenoble, chacun voit, venant des autres villes de France, que la nôtre est désormais l’une des plus polluées par les tags. Il est même possible qu’elle détienne maintenant la palme, tant en densité de « pollutions visuelles » qu’en irrespect et dégradations de tout : jusqu’aux arbres, aux murs de pierres, aux façades fraîchement ravalées (sur demande de la ville et à grands frais pour les copropriétés), et même jusqu’aux toits et coupoles en ardoises de la place Victor Hugo et de l’avenue Alsace-Lorraine (par un certain Pinson) !

Aussi demandons-nous que votre lutte contre la « pollution visuelle », redevenue à l’ordre du jour en ce qui concerne la publicité, devienne systématique et totalement déterminée contre le fléau des tags qui défigurent et polluent notre environnement urbain, naturel, architectural, nos places, nos jardins, nos parcs, nos rues, notre quotidien.

Vous remerciant par avance de la considération que vous donnerez à cette requête, et dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer nos salutations distinguées.

Le Conseil d’Administration de l’UHCV.

Dans le centre-ville piéton